Confrontés à l’explosion des grandes surfaces et à l’évolution des modes de consommation, les magasins de proximité souffrent.

Selon une étude nationale de la fédération pour l’urbanisme et le développement du commerce spécialisé Procos, 11,3 % des commerces de centre-ville étaient vides en 2016.La belle Ville Rose, n’échappe pas au phénomène de désertification des commerces de proximité, mais pas autant que la plupart des grandes villes. La fourchette moyenne des Locaux vacants sur Toulouse est comprise entre 5 et 7,5 % .

«  On peut difficilement faire moins si on tient compte du turn-over naturel», tient à souligner Jean-Jacques Bolzan, l’adjoint au maire de Toulouse chargé du commerce. Des viles comme Marseille ou Toulon pour ne citer qu’elles sont en pleine crise et les cœurs de ville sont bien plus désertés. Toulouse aurait donc réussi à créer un microclimat propice aux affaires de proximité ?

L’essentiel des établissements de l’hypercentre sont des enseignes de bouche et de prêt-à-porter. Il y a longtemps que les autres petits métiers, quincailleries, drogueries, cordonniers, merceries pour ne citer que ceux-là, ont, à quelques exceptions près, déserté des lieux où le coût de l’immobilier a souvent fait la place belle aux banques. «Je pense qu’il n’y a pas eu de scénario de rupture, mais par contre une lente érosion et la fragilisation de cet écosystème», analyse Vincent Aguilera, le président de la chambre des métiers et de l’artisanat de la Haute-Garonne. La faute à qui ? «Il y a d’abord la forte croissance des grandes surfaces depuis 10 ans dans l’agglomération, mais aussi une consommation des ménages atone». Vincent Aguilera pointe également les problèmes d’accessibilité du public, l’augmentation des loyers ou des prêts, mais encore le manque d’anticipation de professionnels sur la révolution d’internet pour les commandes ou les livraisons… «Tout va très vite, souffle-t-il. Il faut s’adapter».

Extrait Source: La depeche

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